Processus électoral : l'État met en avant des réformes techniques et un financement dejà engagé
- Edito 24
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À l’approche des prochaines échéances électorales, les autorités haïtiennes cherchent à rassurer sur leur capacité à accompagner un processus crédible, inclusif et techniquement modernisé. Lors d’une intervention publique à la Primature, le ministre délégué chargé des questions électorales et constitutionnelles, Joseph André Gracien Jean, a réaffirmé la volonté du gouvernement de jouer pleinement son rôle dans l’organisation des élections générales.
Selon le ministre, le cadre juridique actuel marque une rupture avec les pratiques du passé. Le décret électoral révisé introduit plusieurs innovations majeures, notamment la décentralisation du centre de tabulation, l’intégration du vote de la diaspora et des mesures favorisant une participation accrue des femmes dans la vie politique. Ces dispositions visent à élargir la base électorale et à renforcer la légitimité démocratique du processus.
Sur le plan institutionnel, les autorités mettent également l’accent sur la coopération internationale. La signature récente d’un protocole d’accord entre le Conseil Électoral Provisoire et l’Institut National Électoral du Mexique s’inscrit dans une logique de transfert d’expertise et de renforcement des capacités techniques de l’appareil électoral haïtien.
L’accompagnement des acteurs politiques constitue un autre volet central de cette stratégie. À travers le Ministère de la Justice, un vaste programme de formation a été lancé en faveur des partis politiques, touchant des milliers de membres et plusieurs centaines de structures. Cette initiative vise à professionnaliser le fonctionnement des partis et à préparer le terrain pour une compétition électorale mieux encadrée.
Sur le plan financier, le gouvernement affirme avoir déjà mobilisé des ressources importantes. Près de 83 millions de dollars américains ont été engagés pour soutenir les aspects techniques et organisationnels du processus électoral, dont une part significative demeure disponible. La gestion de ces fonds est assurée par un comité associant les autorités électorales, le ministère de la Planification et un partenaire onusien.
À travers ces annonces, l’exécutif entend démontrer que les conditions institutionnelles, juridiques et financières sont progressivement réunies pour avancer vers des élections attendues par une grande partie de la population
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