PRENSSIP exige le départ sans conditions du CPT et de son Gouvernement
- Edito 24
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7 février 2026 : Fin de règne du CPT et du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé – L’heure du bilan et du sursaut national
Le 7 février 2026 marque la fin officielle du règne du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ainsi que celui du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, conformément à l’accord politique du 3 avril 2024. Cette date historique impose un bilan rigoureux, lucide et sans complaisance.
Ce bilan est lourdement négatif.
Sous la gouvernance du CPT et du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’insécurité s’est aggravée, de vastes portions du territoire national ont été livrées aux gangs armés, les institutions républicaines se sont affaiblies, la justice est restée paralysée et l’économie nationale a poursuivi sa chute. L’État a reculé pendant que la souffrance du peuple haïtien s’est intensifiée.
Le CPT et le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé n’ont ni rétabli l’autorité de l’État, ni garanti la sécurité des citoyens, ni engagé les réformes structurelles indispensables à la sortie de crise. Ils se sont, au contraire, inscrits dans la continuité d’un système politique prédateur, responsable de l’instabilité chronique du pays.
Depuis la chute de la dictature des Duvalier, Haïti est prise en otage par une minorité de dirigeants sanguinaires, cyniques et irresponsables, qui se recyclent à chaque transition, utilisent les accords politiques comme paravent et gouvernent par le chaos, la peur et la violence. Le CPT, arrivé à échéance le 7 février 2026, n’a pas rompu avec ce système : il l’a entretenu.
Face à cet échec manifeste, une vérité s’impose :
Le peuple haïtien doit reprendre son destin en main.
Aucun accord politique imposé, aucune transition sans légitimité populaire, aucune solution dictée de l’extérieur ne sauvera Haïti à la place des Haïtiens. Il est temps de retirer le pays des mains de ceux qui vivent du désordre, de l’insécurité et du sang du peuple.
Le 7 février 2026 doit marquer un point de rupture historique, et non la reconduction déguisée d’un système à bout de souffle. Haïti a besoin d’un sursaut collectif fondé sur la souveraineté populaire, la justice, la sécurité et la dignité nationale.
Haïti ne peut plus continuer ainsi.
Le peuple haïtien a le droit et le devoir de reprendre le contrôle de son avenir.
Me Bedford Claude
Ancien commissaire du gouvernement
Coordinateur du parti politique PRENSSIP







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