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Op-ed: Voilà ce que pensent certains observateurs étrangers de notre situation

  • Writer: Edito 24
    Edito 24
  • 14 hours ago
  • 2 min read

La journaliste Jacqueline Charles, du Miami Herald, a écrit sur son compte X :


« Il existe une maladie qui n’a pas encore de nom. Il est insensé que, dans un pays comme Haïti, avec tous les problèmes auxquels il est confronté, aucun “chef” ne s’intéresse réellement à la recherche de solutions. Au contraire, ils s’acharnent désespérément à se maintenir au pouvoir après le 7 février. »


Ce regard extérieur, aussi sévère soit-il, n’est pas sans fondement.


Pour ma part, je demeure convaincu qu’Haïti ne s’en sortira pas sans un plan clair, un agenda précis et une vision collective assumée.

Si ce sont toujours les mêmes acteurs, ceux-là mêmes qui ont conduit le pays dans l’impasse, qui se disputent aujourd’hui le droit de prolonger le désordre et d’aggraver le chaos, alors il faut le dire sans détour : nous n’en sortirons pas.


Le problème n’est pas seulement l’absence de pouvoir légitime.

Il est plus profond. Il tient à l’absence de projet, à la dilution de la responsabilité, et au refus obstiné de rompre avec des pratiques dont l’échec est pourtant documenté, répété, incontestable.


C’est précisément dans cet esprit qu’un plan régional, actuellement en cours d’adaptation aux contraintes de la transition, est proposé au débat national. Ce plan a été conçu et élaboré par Alin Louis Hall, entouré de technocrates haïtiens parmi les plus compétents. Il en est aujourd’hui le porte-parole, non par ambition personnelle, mais par cohérence intellectuelle et sens de l’intérêt public.


Les responsables politiques devraient accepter de donner du temps à l’intelligence collective. Le secteur des affaires devrait

comprendre l’enjeu historique et mesurer le coût réel de l’inaction, du cynisme et des calculs à courte vue.


Car à force de refuser le sursaut, de repousser la rupture et de mépriser la lucidité, ce n’est pas seulement un État que nous épuisons, mais une société entière que nous exposons à l’effondrement.


Et cela, aucun peuple ne peut longtemps se le permettre.


Yves Lafortune, Miami, le 20 Janvier 2026.

 
 
 

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