MAE-Diplomatie : des chanceliers malade de la peste
- Edito 24
- 5 days ago
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Depuis l’assassinat de Jovenel Moïse et l’effondrement consécutif de l’État, notre chère diplomatie ressemble parfois à une comédie de boulevard plutôt qu’à un ministère sérieux. Après tout, comment représenter Haïti dignement à l’extérieur quand ceux qui tiennent le téléphone semblent souvent… incapables de décrocher ?
Depuis 2021, ce portefeuille si crucial a vu défiler des personnalités qui, malgré leurs titres ronflants, ont surtout accumulé les apparitions timides dans les couloirs des chancelleries étrangères. Ils se sont tous faits remarquer par les recrutements à outrance de l’ignorance, sous couleurs de contacts ou d’accointances.
Claude Joseph, devenu ministre des Affaires étrangères après Bocchit Edmond, mais souvent plus connu pour ses politiques que pour des prises de position claires sur la scène internationale a embauché la première vague proche de sa mouvance.
Jean Victor Généus, successeur de Claude Joseph, installé en novembre 2021 sous la transition aurait laissé faire son entourage et signé des embauches à but lucratif; en veux-tu, en voilà.
Dominique Dupuy, passée à la tête du MAE en juin 2024, parfois perçue comme une étoile montante mais aux mandats trop courts pour changer la donne, a pourtant son gros lot d’embauches de diplomates bidons, difficile à justifier. Chacun donne à sa famille et leur voisin.
Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, l’actuel titulaire depuis novembre 2024, qui hérite d’un ministère en feu et devrait prouver que la diplomatie peut encore servir à autre chose qu’à expliquer des scandales semble n’avoir jamais dit non aux offensives de la machine de la primature d’un coté, le CP d’un autre, la rue, les partis au pouvoir et d’un patron anonyme. Résultats: certaines pays menacent de nous renvoyer nos excedents de pseudo diplomates et officiers consulaires qui envahissent leur capitals, à ne rien faire.
Le dernier épisode en date, selon un autre média en ligne, un scandale diplomatique aux Bahamas où 33 sur 38 des représentants haïtiens n’auraient aucun diplôme universitaire, au point que Nassau demande une réduction drastique des effectifs à 8.
Hilarant et tragique. C’est un peu comme envoyer une équipe de bras cassés à un tournoi de champions, puis s’étonner qu’ils confondent le terrain avec le parking.
Ce n’est pas seulement une question de nullité individuelle (bien que certains choix trahissent un manque flagrant d’expertise) ; c’est surtout une question de népotisme, d’incapacité à dire non aux politiciens influents, et d’une culture de faveur qui a galvaudé tout sens du mérite.
Jules Francois,
Edito24







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