LES PREDATEURS DU POUVOIR À L’ASSAUT DU 7 FÉVRIER 2026
- Jan 21
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Encore une fois, les mêmes prédateurs du pouvoir refont surface. Ceux qui se nourrissent de la crise, de la misère et du sang du peuple haïtien. Ceux qui, après avoir lamentablement échoué à travers le CPT, osent aujourd’hui se repositionner pour confisquer l’État le 7 février 2026, comme si rien ne s’était passé.
Leur passage au sommet de l’État n’a produit ni sécurité, ni gouvernance, ni espoir. Sous leur direction déguisée, le pays s’est enfoncé dans l’insécurité totale, l’effondrement institutionnel et la perte de souveraineté. Le CPT, loin d’être une solution, est devenu l’outil de leur incompétence collective et de leur agenda personnel. Et malgré cet échec cuisant, ils persistent, convaincus que le pouvoir leur appartient par droit d’habitude.
Ces prédateurs politiques ne gouvernent pas, ils occupent. Ils ne construisent pas, ils pillent. Ils ne réforment pas, ils manipulent. Leur seule idéologie est la conservation du pouvoir, coûte que coûte, même au prix de l’humiliation nationale.
Dans cette logique de décadence, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est inscrit dans la continuité du système. Incapable d’apporter des réponses structurelles à la crise, il a tenté d’endormir la population par une politique de distribution d’argent par-ci, par-là, transformant l’action publique en aumône et la gouvernance en clientélisme. Comme si quelques billets pouvaient remplacer la sécurité des citoyens, la justice pour les victimes et la dignité d’un peuple abandonné.
Ce pouvoir croit encore que l’argent peut acheter le silence, la résignation et l’oubli. Mais le peuple haïtien n’est pas un marché politique, et la misère n’est pas une stratégie de gouvernance. Donner de l’argent sans vision, sans réformes, sans autorité de l’État, ce n’est pas gouverner : c’est corrompre la détresse.
Le 7 février 2026 ne doit pas être une date de recyclage des mêmes visages usés et discrédités. Ce ne peut pas être un simple passage de relais entre charognards institutionnels. Ce jour doit marquer une rupture historique avec un système fondé sur l’imposture, la prédation et la trahison de l’intérêt national.
Haïti n’a pas besoin de nouveaux gestionnaires de chaos, mais de dirigeants patriotes, compétents et responsables. Tant que ces prédateurs du pouvoir continueront à confondre l’État avec un butin, le pays restera en captivité.
L’heure n’est plus aux compromis avec l’échec. L’heure est à la rupture.
La sortie de crise ne viendra ni du recyclage des mêmes visages, ni des arrangements entre prédateurs politiques. Elle exige une rupture responsable, fondée sur l’intérêt supérieur de la nation et non sur les calculs personnels.
Haïti a besoin d’un accord national limité dans le temps, porté par des acteurs crédibles, excluant ceux qui ont échoué à travers le CPT. Cet accord doit avoir trois priorités claires : rétablir la sécurité, restaurer l’autorité de l’État et créer les conditions d’élections libres, crédibles et inclusives.
Aucune distribution d’argent ne remplacera la justice, la sécurité et la dignité. La transition doit être sobre, transparente et orientée vers des résultats mesurables, avec un contrôle citoyen strict et un accompagnement international respectueux, sans hypocrisie ni tutelle.
Sortir de la crise, c’est choisir la responsabilité plutôt que le chaos, la nation plutôt que le pouvoir.
Me Bedford Claude
Ancien Commissaire du Gouvernement
Coordinateur National du Parti Politique PRENSSIP



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