
Les Américains ont enlevé le président Maduro, Les premieres reactions
- Jan 3
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WASHINGTON, 3 janvier -Les États-Unis ont attaqué le Venezuela et renversé son président , Nicolás Maduro, a déclaré samedi le président Donald Trump. Il s’agit de l’intervention la plus directe de Washington en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989.
« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolás Maduro, qui a été capturé, avec son épouse, puis évacué hors du pays », a déclaré Trump dans un message publié sur Truth Social.
Les premières réactions à la capture du président vénézuélien ont révélé une fracture nette de la communauté internationale.
Plusieurs pays, dont la Russie, le Mexique, la Biélorussie, l’Iran, ainsi que de nombreux États d’Amérique latine et européens, ont fermement condamné une action militaire américaine jugée illégale, dénonçant une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies. Ils appellent à la désescalade, au dialogue et à une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU, tout en réaffirmant le principe de souveraineté des États et le refus de toute intervention militaire unilatérale.
À l’inverse, certains dirigeants régionaux proches de Washington ont salué la chute de Maduro, la présentant comme la fin d’un régime criminel et une opportunité pour le peuple vénézuélien de « reprendre son pays ». Ces prises de position assument une ligne dure et revendiquent ouvertement la pression exercée sur Caracas.
Du côté européen, les réactions sont plus prudentes : tout en contestant la légitimité politique de Maduro, plusieurs gouvernements soulignent que rien ne justifie un recours à la force, insistant sur le respect du droit international et appelant à la retenue.
Enfin, experts en droit international et think tanks alertent sur un retour à une logique de rapports de force, estimant que cette opération crée un précédent dangereux, affaiblit l’ordre international fondé sur des règles et risque d’alimenter une instabilité régionale durable.
En bref:
Russie – Ministère des Affaires étrangères
La Russie condamne une agression armée américaine contre le Venezuela, juge les justifications avancées infondées et dénonce la primauté de l’idéologie sur le pragmatisme. Moscou appelle à éviter toute escalade et à privilégier le dialogue, rappelant que l’Amérique latine doit rester une zone de paix.
Argentine : Président Javier Milei
Javier Milei salue la capture de Maduro comme une avancée de la liberté, qualifiant le dirigeant vénézuélien de menace régionale. Il affirme que l’heure n’est plus à la prudence et soutient ouvertement la pression exercée par Washington.
Mexique : Ministère des Affaires étrangères
Le Mexique condamne fermement les actions militaires unilatérales des États-Unis, qu’il considère comme une violation claire de la Charte de l’ONU. Il réaffirme que le dialogue et la négociation sont les seuls moyens légitimes de résolution des conflits.
Royaume-Uni : Premier ministre Keir Starmer
Keir Starmer affirme que le Royaume-Uni n’a pris aucune part à l’opération. Il indique vouloir consulter ses alliés et rappelle l’importance du respect du droit international.
Biélorussie : Président Alexandre Loukachenko
La Biélorussie condamne catégoriquement l’agression américaine. Loukachenko avertit que cette intervention pourrait devenir un « second Vietnam », aux lourdes conséquences pour les États-Unis.
Équateur : Président Daniel Noboa
Daniel Noboa estime que l’heure est venue pour les réseaux narco-chavistes de s’effondrer. Il appelle l’opposition vénézuélienne à reprendre le contrôle du pays et affirme que l’Équateur sera un allié dans ce combat.
Uruguay : Ministère des Affaires étrangères
L’Uruguay exprime sa vive inquiétude face aux frappes américaines et rejette toute intervention militaire sur le territoire d’un autre État, rappelant le principe fondamental de non-recours à la force.
Union européenne : Haute représentante Kaja Kallas
L’UE suit la situation de près. Tout en rappelant qu’elle ne reconnaît pas la légitimité de Maduro, elle appelle à la retenue et insiste sur le respect strict du droit international et de la Charte de l’ONU.
Chili : Président Gabriel Boric
Le Chili condamne les actions militaires américaines et appelle à une solution pacifique, réaffirmant son attachement à la non-intervention et à l’intégrité territoriale des États.
Colombie : Président Gustavo Petro
La Colombie se dit profondément préoccupée par l’escalade en cours. Elle rejette toute action militaire unilatérale susceptible de mettre en danger les civils et réaffirme son engagement envers la souveraineté des États.
Iran : Guide suprême Ali Khamenei
Ali Khamenei appelle à une résistance ferme face à l’arrogance étrangère, affirmant que la soumission n’est pas une option et promettant que l’ennemi sera vaincu par la détermination et la foi.
Espagne : Ministère des Affaires étrangères
L’Espagne appelle à la désescalade, à la modération et se dit prête à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution négociée et pacifique.
Trinité-et-Tobago : Première ministre Kamla Persad-Bissessar
La Première ministre précise que son pays ne participe pas aux opérations militaires et maintient des relations pacifiques avec le peuple vénézuélien.
Allemagne : Roderich Kiesewetter (CDU)
Le député estime que les États-Unis abandonnent l’ordre international fondé sur des règles et reviennent à une logique de domination par la force, détruisant la confiance envers Washington.
Royaume-Uni : Nigel Farage (Reform UK)
Nigel Farage reconnaît que l’action américaine est contraire au droit international, mais estime qu’elle pourrait dissuader la Chine et la Russie. Il espère un nouveau départ pour le Venezuela sans Maduro.
Italie : Giuseppe Conte (opposition)
Giuseppe Conte dénonce une agression sans fondement juridique et avertit que si le droit ne s’applique qu’aux ennemis, aucun État n’est en sécurité.
Chatham House : Marc Weller (droit international)
Marc Weller affirme que l’opération viole clairement le droit international, aucun des critères légaux autorisant l’usage de la force n’étant rempli.
Indonésie : Ministère des Affaires étrangères
L’Indonésie surveille la situation, appelle à la désescalade, au dialogue et à la protection des civils, tout en soulignant l’importance du respect de la Charte de l’ONU.
Hezbollah:
Le Hezbollah condamne une agression américaine qualifiée de terroriste et affirme sa pleine solidarité avec le Venezuela, son gouvernement et son peuple.



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