Haiti-L’offensive qui a enterré ses propres alliés
- Edito 24
- Jan 25
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Dans L’alignement fatal : quand l’offensive du CPT scelle une faillite politique, Rudy Laurent analyse l’erreur stratégique commise par plusieurs acteurs politiques signataires de l’Accord du 4 avril 2024, qui se sont rangés derrière l’offensive du CPT qui vient de révoquer Didier Fils Aimé qui est désormais un ancien Premier Ministre.
Présentée comme une manœuvre de survie politique, cette offensive s’est transformée en échec majeur. En optant pour l’affrontement institutionnel sans proposer de solution alternative crédible, ces acteurs ont perdu toute capacité d’initiative et se sont enfermés dans une posture de contestation vide de vision et de projet national.
L’auteur souligne que cette démarche n’a surpris ni influencé la communauté internationale, notamment le Département d’État américain, qui avait déjà anticipé ce scénario et en avait neutralisé les effets diplomatiques.
Le débat s’est ensuite déplacé vers la responsabilité historique de plusieurs figures majeures de la gouvernance haïtienne récente, révélant non pas des fautes individuelles isolées, mais la persistance d’un même modèle politique incapable de se renouveler. Ce blocage générationnel et institutionnel alimente la défiance populaire.
L’auteur souligne que face à l’épuisement politique, la violence et la déstabilisation apparaissent comme des recours ultimes, mais ces méthodes, déconnectées de tout projet structuré, ne font qu’accélérer la disqualification de la classe politique aux yeux du peuple.
En conclusion, Rudy Laurent estime que l’alignement derrière l’offensive du CPT n’a produit ni victoire morale ni rééquilibrage institutionnel. Il marque plutôt la fin d’un cycle politique : celui d’élites figées dans leurs réflexes, incapables de se réinventer et désormais profondément coupées des attentes du peuple haïtien.
Edito 24







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