Avis de recherche : bras de fer silencieux entre la DCPJ et le RNDDH
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Une nouvelle polémique vient s’ajouter au climat déjà tendu du pays. Quatre avis de recherche circulent publiquement, visant des personnalités connues de la sphère politique et administrative. Mais au-delà des accusations graves évoquées terrorisme, blanchiment, trafic d’armes c’est la procédure elle-même qui alimente aujourd’hui la controverse.
L’organisation de défense des droits humains RNDDH monte au créneau et remet frontalement en question la légalité de ces avis. Selon elle, aucune convocation préalable, aucun mandat formel, aucun acte judiciaire régulier ne précéderait ces publications. Une situation qui, si elle est avérée, soulève des interrogations majeures sur le respect des garanties fondamentales.
Plus troublant encore : l’un des avis est qualifié par l’organisation de « mise en scène », en raison de relations présumées entre la personne visée et des responsables de la police judiciaire. Une accusation lourde qui, si elle n’est pas clarifiée, risque d’entamer davantage la confiance du public envers les institutions.
En toile de fond, deux principes s’opposent :
la nécessité de lutter contre le financement des groupes armés et la criminalité organisée,
et l’obligation de respecter scrupuleusement l’État de droit.
Le RNDDH rappelle que la présomption d’innocence n’est pas optionnelle et qu’un avis de recherche ne peut se substituer à une procédure judiciaire régulière. De son côté, la police judiciaire reste investie d’un mandat légal pour enquêter sur des faits graves menaçant la sécurité nationale.
Cette affaire dépasse donc les noms cités. Elle pose une question plus large : comment concilier impératif sécuritaire et respect strict des règles juridiques dans un contexte de crise?
Dans une société fragilisée par la violence et la méfiance institutionnelle, la transparence et la rigueur procédurale deviennent des éléments aussi essentiels que l’action sécuritaire elle-même.
Edito24







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