Le trône fragile et le pacte de la peur
- Feb 24
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ÉDITORIAL
Assis sur une chaise royale, recevant les honneurs d’un corps diplomatique empressé et d’une classe politique disciplinée, le citoyen Didier Fils-Aimé est intronisé autour d’un pacte présenté comme solution nationale.
Mais ce décor solennel masque une réalité plus dérangeante : un pacte de gouvernabilité à caractère intimidant, dont l’ambiguïté révèle moins la force
d’un leadership que la peur structurelle d’une élite fragilisée.
La diplomatie comme levier de discipline
Le scénario est connu :
* Offensive diplomatique étrangère
* Rumeurs de sanctions
* Isolement stratégique
* Ralliement précipité
Certains acteurs, jadis virulents contre Didier, se rangent aujourd’hui sous son ombre. Non par conviction, mais par calcul défensif. La crainte de représailles et la peur d’être marginalisés dans l’architecture internationale semblent avoir dicté les postures.
La souveraineté cesse alors d’être un principe ; elle devient un instrument rhétorique.
2. Le paradoxe du pacte
Ceux qui affirmaient hier que Didier était révoqué, illégitime ou sanctionné, célèbrent aujourd’hui publiquement son intronisation politique.
Le retournement est brutal.
En célébrant ce qu’ils contestaient, ces acteurs renoncent implicitement à leur propre discours souverainiste.
3. Le poker menteur haïtien
Didier a su :
* S’associer temporairement au CPT
* Neutraliser une menace
* Puis reconfigurer les alliances
Mais le problème dépasse l’homme.
Une élite qui fonctionne par opportunisme tactique plutôt que par vision stratégique ne produit pas la stabilité — elle produit des équilibres précaires.
Pour moi Ce n’est pas un homme qui est intronisé.
C’est un système de survie politique qui est reconduit.
Tant que la peur primera sur la conviction, le trône restera fragile — même s’il brille sous les projecteurs diplomatiques.
Très Rév. Rudy Laurent
Leader influent du Secteur Organisé de la Diaspora
Ancien Maire aux États-Unis



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